3 raisons de se faire diagnostiquer du Syndrome de l’Intestin Irritable

« Rien qu’à l’entendre parler, je me suis retrouvé, je sais désormais ce que j’ai ! » Ah bon ? Hum… Nous, il nous semblerait que tu aies le « Syndrome Doctissimo »… Tu sais, ce Syndrome qui te permet de déterminer quelle maladie tu as grâce à la liste de symptômes donnée en ligne et aux témoignages de Judith, Michel et Pascal ! Finalement, les médecins, ça ne sert à rien. On ne comprend même pas pourquoi ils font tant d’années d’étude… Bon allez, on arrête l’ironie mais tu l’auras compris, on pointe du doigt un comportement que l’on a tous mais qui peut porter préjudice : ne pas se faire correctement et officiellement diagnostiquer. Pourtant, c’est la première chose à faire, surtout lorsqu’on a le Syndrome de l’Intestin Irritable ! Pourquoi ? On te dit tout ! 

Avant tout de chose, commençons par le commencement, se faire diagnostiquer, ça veut dire quoi ? D’après le Littré c’est « L’art de reconnaître les maladies par leurs symptômes et de les distinguer les unes des autres ». Ca nous en dit déjà un peu plus !

  1. “Reconnaître les maladies par leurs symptômes” 

Cela veut dire ce que ça veut dire : les symptômes ne sont pas la maladie mais en sont des manifestations. Se faire diagnostiquer c’est donc un moment essentiel et important de la prise en charge car s’arrêter aux seuls symptômes n’est pas suffisant. Il ne s’agit en effet pas de trouver des pansements mais bien de traiter la cause. Ce n’est pas votre garagiste du coin qui vous dira le contraire : mettre une rustine sur un pneu crevé vous permettra de faire un peu plus de route mais pas de parcourir le monde. Non, pour ça, il faudra changer le pneu. Et puis cette rustine elle peut même devenir dangereuse car, à force de vous faire croire que tout va bien, vous finirez par vous convaincre que vous pouvez parcourir le monde jusque PAF… Le pneu éclate au milieu du désert ! Et pour le Syndrome de l’Intestin Irritable, c’est pareil. Prendre des laxatifs pour traiter la constipation, prendre des antispasmodiques pour diminuer les ballonnements vous fera vous sentir mieux il est vrai. Mais le Syndrome restera toujours là, tapi dans l’ombre et prêt à vous faire coucou à la moindre occasion ! Et puis ce n’est pas une vie ça, prendre des médicaments tous les jours !

Conclusion ? Au-delà des symptômes il faut trouver la cause. 

2. “Distinguer les maladies des unes des autres”

En creux, mettre un nom précis sur la maladie, la distinguer des autres pour identifier spécifiquement la cause de ces maux. Et pourquoi est-ce important d’identifier spécifiquement la cause de ces maux ? Tout simplement pour trouver le traitement approprié. Concrètement? SIBO, maladie coeliaque, Syndrome de l’Intestin Irritable ; ces trois pathologies se manifestent à travers des symptômes très similaires que sont les troubles digestifs (gaz, ballonnement, diarrhées, constipation, etc.). Pourtant, ces trois pathologies ont des causes et des origines très différentes. La prolifération bactérienne pour le SIBO, le gluten pour la maladie coeliaque et plusieurs facteurs encore difficilement identifiables pour le SII (oui on sait, ce n’est pas une cause précise mais on a que ça :)). C’est ainsi que l’on parle pour le SIBO d’une infection, pour la maladie coeliaque d’une maladie et pour le SII, d’un syndrome… Tiens donc ! Bref, tu l’auras compris, sans diagnostic précis on pourra confondre ces pathologies et tenter d’utiliser le remède de l’un pour soigner l’autre. Faites donc arrêter le gluten à une personne atteinte du SIBO ; elle ira mieux, sûrement, mais elle ne sera pas guérie et les symptômes de son SIBO reviendront de plus belle. Faites adopter un régime Low FODMAP à un coeliaque… Et ça risque de faire des étincelles. Bah oui, parce qu’on te rappelle Josiette que Low FODMAP ne veut pas dire sans gluten* ! 😉

Enfin, on utilise le ton de l’humour mais diagnostiquer la bonne maladie est important pour également écarter des maladies plus graves qui supposent une prise en charge parfois urgente. On ne jouera pas les casse ambiances mais ces symptômes peuvent parfois aussi être la manifestation de maladies digestives lourdes telles que la maladie de Crohn ou encore certains cancers. Ils peuvent aussi être liés à des intolérances alimentaires qui supposeraient simplement de retirer ces aliments de l’alimentation du malade sans le faire passer par des protocoles plus lourds et souvent décourageants.

3. On gère mieux ce que l’on connait que ce que l’on ne connait pas

Et oui, mettre un nom sur quelque chose ça aide ! Mettre un mot sur une maladie c’est surtout pouvoir comprendre ce qu’il se passe dans notre corps. Rationaliser les symptômes, apprendre à les comprendre et donc à les maîtriser. C’est aussi une démarche importante pour l’accepter et apprendre, dans le cas du Syndrome de l’Intestin Irritable, à vivre voire à se réconcilier avec. Dans le cas du Syndrome, cela signifie aussi mettre en place l’hygiène de vie nécessaire à l’amélioration des symptômes et ne pas accumuler les pansements (médicaments, compléments alimentaires, etc.). Grâce la méthode Low FODMAP par exemple, on comprend mieux pourquoi, comment et surtout quels aliments dans quelles proportions nous provoquent des symptômes ; ça devient donc tout de suite plus simple à gérer et on évite les crises à répétition qui deviennent, elles aussi, parfois très compliquées à prendre en charge. Bref, on met l’énergie nécessaire là où il faut et on n’est plus surpris lorsqu’une crise intervient puisqu’on saura en identifier la cause. On ne court plus tous les quatre matins chez le médecin parce qu’on apprend aussi à s’auto-gérer, chose essentielle lorsqu’on sait que le SII est notre ami pour la vie !

Alors oui, on sait, le diagnostic prend parfois du temps, suppose aussi de se confronter à des professionnels fermés, il fait peur aussi. Certes, on pourrait trouver ça inutile de le diagnostiquer s’il ne se guérit pas. Mais il s’agit d’une étape importante, voire la plus importante dans la prise en charge de toute maladie et du SII en premier lieu car même s’il ne se guérit pas, pas de fatalisme Josiette, il se gère, on apprend à vivre avec et il peut même apporter des changements positifs dans notre vie. Et puis si le diagnostic est posé, par déduction, il écarte donc tous les autres ; et n’est-ce pas plus agréable de savoir que l’on a pas quelque chose de plus « grave » ? 

Une fois qu’on a dit ça, tu vas nous demander comment faire pour se faire diagnostiquer. Et bien il faut se rendre chez un gastroentérologue. Il est le seul à pouvoir prescrire l’ensemble des examens permettant d’écarte d’autres maladies possibles. Mais on t’en dit plus très rapidement à l’occasion d’un autre article car là, on a assez papoté comme ça pour aujourd’hui !

*Gluten vs SII : retrouve notre Motiv’Mag dédié au sujet ainsi que notre article !

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