Troubles digestifs et fatigue chronique : 8 outils pour mieux gérer

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Crevé, claqué, exténué, vanné… Entre charge mentale d’un quotidien difficile à gérer et troubles du sommeil, à la longue liste de nos chers symptômes digestifs semble aussi s’ajouter la fatigue. C’est ainsi que près de 50% des personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable déclarent un état de fatigue chronique.

Pourquoi suis-je fatigué ?

La fatigue est l’un des symptômes reconnus des maladies chroniques et le Syndrome de l’Intestin Irritable ne fait alors pas figure d’exception. Si l’on constate ainsi une forte corrélation entre fatigue chronique et Syndrome de l’Intestin Irritable, les causes de ce lien restent floues… Pour changer !

En effet, si les patients atteints du Syndrome de l’Intestin Irritable voient leurs symptômes s’aggraver lorsqu’ils sont fatigués, les patients atteints de fatigue chronique témoignent quant à eux de troubles digestifs ; des études ayant même prouvé la cause biologique de l’asthénie, un microbiote moins équilibré et varié, sur-représentation de molécules inflammatoires, etc.

Fatigue chronique et troubles digestifs, différents liens de causalité

  • Activité de la maladie elle-même (digestion lente et difficile, douleurs, etc.)
  • Anxiété
  • Anémie
  • Carences liées à la malabsorption des nutriments ou à un régime alimentaire excluant

La charge mentale liée à la prise en charge quotidienne du syndrome est aussi une source de fatigue (gestion des repas, routine sportive, etc.)

Les différents types de fatigue

Si l’on a tendance de parler de la fatigue au singulier, plusieurs types de fatigues existent en réalité et ont des implications différentes :

  • La fatigue réactionnelle : liée à un changement ou des perturbations dans le mode de vie (manque de sommeil, activité physique intense, situation de stress, maladies infectieuses, etc.). Généralement, le repos suffit à réduire cette fatigue.
  • La psychasténie : forme de fatigue mentale liée à un état de dépression ou d’anxiété constant qui provoque alors des troubles du sommeil et une dégradation de l’état fatigue (perte d’énergie, de l’appétit, douleurs, etc.). Elle se manifeste généralement par une baisse de l’attention et de la concentration.
  • L’asthénie : elle désigne une fatigue chronique qui se prolonge de manière anormale (généralement plus de 6 mois) et que le repos ne parvient à résoudre. L’asthénie est souvent due à une maladie chronique sous-jacente.

Mieux gérer la fatigue chronique

Les conseils de Clara, psychologue

L’état de fatigue dépend de chacun et la façon de le gérer aussi. Il est important de bien comprendre son mode de fonctionnement et les solutions qui conviennent. Nous avons tou.te.s une quantité d’énergie quotidienne limitée. Avec l’apparition du SII, le quotidien a été bousculé, corps et psychisme s’adaptent, comme ils le peuvent, à des symptômes inconnus auparavant. En apprenant à gérer la fatigue, on allège le quotidien, on prend soin de soi et on gagne de l’autonomie face au syndrome.

Comprendre sa fatigue pour mieux la gérer

Associer notre état de fatigue à des images courantes, permet de mieux jauger l’intensité de notre fatigue qui, comme tout ressenti, est souvent difficile à exprimer. Choisis la métaphore qui te paraît la plus parlante et utilise-la quotidiennement pour t’aider à mieux déterminer ton niveau de fatigue.

Les feux de circulation

  • Feu vert : tout roule ! On peut continuer à la même allure.
  • Feu orange : là, il faut commencer à penser à ralentir parce que le orange, c’est le signe avant-coureur du rouge ! Alors, comme en voiture, selon la vitesse, la réactivité sur le moment, on choisit son mode de ralentissement (on pile, on utilise le frein moteur, on décélère…). Concrètement ? On change d’activité, on change son planning pour s’accorder une pause, on mange un petit quelque chose pour retrouver de l’énergie, bref on s’adapte à notre état et on écoute nos besoins.
  • Feu rouge : bon là Josiette, on n’a pas besoin de te faire un dessin. C’est l’arrêt complet et il n’y a pas de discussion possible ; il ne s’agit pas de risquer l’accident. On s’arrête pour mieux repartir.

Le compte en banque

  • Mes revenus sont supérieurs à mes dépenses ; c’est le moment d’épargner. Tu te créés une petite réserve qui te sera bien utile dans les moments plus compliqués.
  • Mes revenus équivalent mes dépenses : là, ça va encore. Mais bon, on commence à faire attention à ses dépenses histoire que la balance ne penche pas de l’autre côté ! On ralentit donc sur certains postes.
  • Mes dépenses dépassent mes revenus : bon bah là clairement, ton banquier n’est pas content, t’es dans le rouge et il va donc falloir ranger ta CB et commencer à rembourser ta dette. Et si tu ne veux pas avoir à trop rembourser, il faut donc s’arrêter à temps car plus tu cumuleras de dette, plus tu auras à rembourser, plus tu mettras de temps à le faire. Logique.

8 outils pour mieux gérer la fatigue

  1. Diviser pour mieux régner
    Répartir les tâches ou activités en étapes : plutôt de s’infliger de déplacer une montagne, on s’y prend pierre par pierre ! Chaque pierre déplacée donnera un sentiment de satisfaction, renforcera aussi la confiance en soi et méritera même une petite récompense (une pause, une activité agréable, etc.) ! L’avantage c’est que chaque étape pour être adaptée selon le niveau d’énergie et de disponibilité et ainsi maximiser tes chances de réussite !
  2. Tiens-toi bien !
    Oui, on croirait entendre nos mamans ! Mais elle n’avait pas tort, surtout au travail. En adoptant d’autres positions, on peut en effet maximiser notre efficacité et limiter l’épuisement. Qui a dit qu’on devait forcément être debout pour couper des légumes ?
  3. Have a break
    Mais pas un Kitkat Josiette, on te voit ! Prévois des temps de pauses surtout lorsque tu remarques les premiers signes de fatigue. Faire une pause ça ne veut pas forcément dire prendre sa valise et partir à Honolulu (assieds-toi, discute, promène-toi, etc.)
  4. Alterne
    Certaines activités demandent plus d’énergie que d’autres : pense donc à alterner les activités stimulantes et les activités plus automatiques, qui te demandent moins d’efforts et de réflexion.
  5. Lève le pied
    Et on ne parle pas de faire moins de choses, ça c’est logique. On te parle aussi de réduire la cadence de chaque activité. Tu as le droit de prendre plus de temps pour exécuter une tâche, elle n’en sera pas moins réalisée !
  6. Priorise
    A bien y réfléchir, on s’épuise souvent à vouloir gérer des situations pour lesquelles on n’a pas le contrôle ou encore mieux, à faire des activités inutiles ! Et si on les mettait un peu de côté pour garder de l’énergie pour les choses vraiment importantes ? Promis, la Terre ne s’arrêtera pas de tourner (tout de suite en tout cas).
  7. Organise-toi
    Tu connais bien le dicton : quand on n’a pas de tête, on a des jambes. Oui mais utiliser ses jambes ça fatigue ! Alors, avant de te lancer dans une activité, prépare le terrain, ça t’évitera les aller-retours pour aller chercher les outils ou infos manquantes. Bref, tu gagneras du temps et de l’énergie.
  8. Utilise des outils
    Bah oui, c’est fait pour ça. Qu’ils soient technologiques ou manuels, les outils sont là pour t’aider à dépenser moins d’énergie ! Ca va quand même plus vite de pétrir ta patte au robot qu’à la main non ?

Se faire accompagner

Parfois, prendre en charge seul son syndrome et ses symptômes contribuent à aggraver la charge mentale et l’état de fatigue chronique. Se faire accompagner est donc parfois nécessaire pour parvenir à prendre en charge ces problématiques.

  • Concernant la notion de charge mentale ou la psychasténie, un psychologue, tel que Clara, peut être le spécialiste pertinent.
  • En cas de troubles du sommeil, l’hypnose est une piste particulièrement intéressante. On t’en parle d’ailleurs dans cet article.

Sans oublier…

Au-delà de notre comportement face à la fatigue, d’autres problématiques telles que les carences peuvent se montrer nécessaires à prendre en charge. Vitamine D, fibres, protéines, magnésium : de nombreux nutriments manquent souvent à l’appel lorsqu’on souffre de troubles digestifs faisant de la fatigue l’un des principaux symptômes de ces carences.

Les compléments alimentaires peuvent ainsi se montrer particulièrement intéressants pour contribuer à limiter ces carences et améliorer le bien-être général.

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