Les 3 solutions apportées par l’hypnose face aux troubles du sommeil

Table des matières

Article écrit en collaboration avec Emmanuel Pouzaud, hypnothérapeute

Quand on est fatigué, on dort ; tout du moins, on essaie. Malheureusement, ce sommeil qui se veut normalement réparateur se transforme parfois en véritable cauchemar !

Les troubles du sommeil

Un trouble du sommeil se traduit par une modification de la qualité du sommeil propre à chacun. Il n’existe en effet pas en soi de sommeil “normal”. Chacun possède ses propres besoins qui évoluent par ailleurs au cours de la vie.

Les principaux symptômes d’un trouble du sommeil sont :

  • Endormissements difficiles,
  • Réveil à une heure presque fixe toutes les nuits ou plusieurs réveils, avec une difficulté à se rendormir.
  • Sensation de demi-sommeil, de « brouillard » ou de sommeil peu réparateur.

D’où viennent ces troubles ?

Plusieurs choses peuvent expliquer la survenue d’un trouble du sommeil

  • L’anxiété :
    Les troubles du sommeil peuvent survenir à l’occasion d’un moment émotionnellement difficile et ponctuel : charge de travail, soucis professionnels ou personnels, examens et plus généralement tout événement qui peut occasionner du stress.
  • Le besoin de contrôle :
    Face à ces troubles du sommeil, certains vont tenter de reprendre le contrôle, d’instaurer des rituels ou de trouver des solutions (somnifères, etc.). Une démarche logique mais parfois contre-productive face à une activité, le sommeil, qui correspond plus à un lâcher prise qu’à un acte de contrôle.

Gérer les troubles du sommeil : nos mauvais réflexes

  1. Faire des siestes
    A force d’insomnie, on tombe parfois de fatigue en journée. Mais les siestes peuvent rendre le sommeil la nuit plus difficile et contribuer à l’installation du cercle vicieux. Mieux vaut résister !
  2. Se coucher trop tôt
    Cela peut sembler une bonne idée quand on a du sommeil en retard mais cela peut aussi contribuer à la boucle d’appréhension de ne pas s’endormir ou bien de favoriser les réveils. Mieux vaut lutter un peu et se coucher à son heure habituelle.
  3. S’acharner à essayer de s’endormir
    Rester au lit en se retournant pendant des heures en attendant le sommeil va impérativement donner le résultat inverse. Si au bout de 30 min vous n’arrivez pas à vous (r)endormir, rallumez la lumière et lisez (ou bien adonnez-vous à toute autre activité agréable mais non excitante. Attention aux jeux vidéo et aux écrans qui, par leurs ondes, entrainent la sécrétion de substances excitantes). Au bout d’un moment, les paupières vont tomber, bâillements à l’appui, et vous pourrez retenter de vous endormir. Si au bout de 30 min vous ne dormez toujours pas, recommencez ! Cela peut paraître contre-intuitif mais de cette façon, vous allez limiter l’appréhension et le cercle vicieux. Paradoxalement vous aurez dormi plus, et le reste du temps, vous aurez fait quelque chose d’agréable plutôt que ruminer ou de vous morfondre.
  4. Se dire qu’il faut absolument dormir car sinon le lendemain, ça va être la cata
    Faux ! Notre organisme est vraiment très bien conçu et même après une ou plusieurs nuits blanches, il y a comme un générateur de secours qui se met en route et, de façon surprenante, vous allez être capable de relever les défis de votre journée. Ça risque de piquer un peu, avec quelques coups de pompe, mais vous allez y parvenir. Quand le niveau de fatigue devient vraiment très élevé, vous allez immanquablement rendormir à un moment donné.
  5. Surfer sur les réseaux sociaux
    Danger ! On peut passer rapidement en mode « like compulsif » avec une excitation à la clé. Attention également au passage en revue de tous ces gens formidables et qui ont tous une vie exceptionnelle. Par effet de comparaison, cela peut aller taper directement dans nos mécanismes d’anxiété.
    De manière générale, passer du temps sur son téléphone ou son ordinateur est une mauvaise idée. Ces appareils émettent des longueurs d’ondes dites « bleues » qui vont, au niveau de votre rétine, stimuler la sécrétion de substances et l’activation de mécanismes dont le but est de vous maintenir éveillé.
  6. Prendre des médicaments
    Prescrits par un médecin ou un psychiatre, ils vont apporter une solution « chimique » à vos problèmes de sommeil. Les somnifères favorisent l’endormissement, les anxiolytiques neutralisent l’anxiété et les anti-dépresseurs régulent l’humeur. En cas d’insomnie aigue, ils peuvent apporter un soulagement mais ils ne vont pas agir sur les mécanismes psychologiques qui sont à l’origine du problème. Le sommeil qu’ils permettent de retrouver est souvent peu réparateur et il est conseillé de limiter leur utilisation car certains d’entre eux peuvent, sur le long terme, entrainer des altérations du cerveau.
    Enfin, il peut y avoir un risque de « dépendance psychique » : avoir peur de ne pas pouvoir s’endormir sans son somnifère, comme cette patiente qui luttait chaque soir pour ne pas prendre le quart de somnifère qu’elle avait préparé sur sa table de nuit et qui finissait par s’endormir moins d’1 minute montre en main après avoir succombé à l’avaler.

L’hypnose pour mieux gérer ses troubles du sommeil

Loin d’être un tour de magie malicieux, l’hypnose représente un véritable levier de prise en charge des troubles du sommeil en agissant sur les différentes facettes du problème.

  • Apaiser la peur anticipative : plus on a peur de ne pas dormir, moins on dort. Au bout d’un moment, on finit par avoir peur de ne pas dormir et c’est le début de la boucle infernale. Par l’hypnose, on peut apaiser cette peur et briser le cercle vicieux.
  • Travailler l’anxiété : pour ceux ou celles qui souhaitent s’inscrire dans cette démarche, il est possible d’assouplir les mécanismes de l’anxiété qui sont à l’origine des problèmes de sommeil. Cela permet, au-delà de retrouver une qualité de sommeil satisfaisante, d’alléger la charge mentale et d’accéder à une forme de flexibilité face une construction psychique qui peut être rigide et très consommatrice en énergie.
  • L’auto-hypnose : c’est un outil extrêmement efficace contre le stress et les troubles du sommeil. L’objectif est d’apprendre à aller seul dans un état de transe hypnotique (de la même façon que le thérapeute vous y emmène lors d’une séance). L’hypnose n’endort pas mais permet de neutraliser les anxiétés qui s’opposent à l’endormissement ou au rendormissement. Une fois maîtrisé, cet outil permet aussi de reprendre confiance dans sa capacité à dormir, puisqu’une fois « en poche » on peut l’utiliser n’importe où et à n’importe quel moment.

Pour en savoir plus retrouve le replay de notre live avec Emmanuel

Le plus de l’hypnose

Au-delà de contribuer à mieux gérer ses troubles du sommeil, l’hypnose s’impose aussi comme une discipline efficace dans la prise en charge du syndrome de l’intestin irritable. Aux côtés de la méthode low FODMAP et du yoga, elle est même la troisième approche scientifiquement reconnue et approuvée comme pertinente face aux symptômes du SII.

Envie de tester l’hypnose ? Retrouve nos hypnothérapeutes !

Panier
Retour en haut

-10% sur ta première commande !

Laisse-nous ton email et tu recevras le code.

En cliquant sur Envoyer, vous acceptez d’envoyer vos informations à Ginette et Josiane qui accepte de les utiliser en accord avec sa politique de confidentialité.