Inflammation de l’intestin : que faire ?

Table des matières

Une inflammation des intestins est une réaction qui se caractérise par une inflammation de différentes parties de l’organe. Cela est généralement possible en raison d’une dérégulation du système immunitaire qui aboutit à différentes pathologies des intestins. Pouvant être chroniques ou aiguës, ces dernières ont des origines diverses. Il convient donc de les connaître afin d’éviter certains pièges. Cause, symptôme et traitement, voici ce que vous devez savoir sur l’inflammation de l’intestin.

L’inflammation des intestins : de quoi s’agit-il réellement ?

Localisée au niveau de la paroi intestinale, ce type d’inflammation n’est rien d’autre qu’une réaction du système immunitaire. Elle survient la plupart du temps suite à une hyperactivité dudit système et peut être considérée comme aiguë ou chronique compte tenu de son origine et de son évolution. Dans le premier des cas, c’est lorsque l’inflammation est soudaine et transitoire. Par contre, l’inflammation est chronique lorsqu’elle est persistante. Il s’agit dès lors de Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI). Les deux plus courantes étant la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RH).

Les MICI concernent plus précisément la paroi d’une partie du tube digestif. Sur le long terme, elles deviennent incontrôlables et conduisent sur des lésions tissulaires ainsi que sur la chronicité de la maladie.

Dans quelle zone se localise l’inflammation intestinale ?

Il faut savoir qu’une inflammation de l’intestin peut se développer dans les différentes structures des deux types d’intestins. Au niveau de l’intestin grêle, on retrouve le duodénum, le jéjunum et l’iléon. Quant au colon (encore appelé gros intestin), on retrouve le cæcum, l’appendice et le rectum.

Types d'inflammations des intestins

Les différents types d’inflammations des intestins

Une inflammation des intestins est une réaction qui cible très particulièrement des zones précises. Compte tenu de la localisation au niveau des intestins, on enregistre différentes catégories d’inflammation :

  • la colite : inflammation du côlon ;
  • l’appendicite : inflammation de l’appendicite ;
  • l’entérite : inflammation de l’intestin grêle ;
  • la typhlite : inflammation du cæcum ;
  • l’iléite : inflammation de l’iléon ;
  • la duodénite : inflammation du duodénum ;
  • la jéjunite: inflammation du jéjunum ;

Cependant, sachez que chez de nombreux patients, il est possible que l’inflammation soit localisée simultanément dans plusieurs zones de l’organisme. Il peut s’agir notamment de :

  • la gastro-entérite : inflammation de l’estomac et de l’intestin grêle ;
  • la maladie de Crohn : pathologie chronique inflammatoire des intestins affectant l’intégralité des intestins. Elle peut affecter différentes parties du corps telles que le rectum, la cavité buccale et le canal anal ;
  • l’entérocolite : inflammation de l’intestin grêle et du côlon ;
  • la rectocolite hémorragique : connue également sous le nom de colite ulcéreuse, il s’agit également d’une pathologie chronique inflammatoire des intestins, mais qui touche particulièrement le côlon et le rectum.

Les raisons qui peuvent causer une inflammation de l’intestin

Dans la plupart des cas, une inflammation aiguë des intestins est provoquée par une infection. L’origine de cette dernière peut quant à elle être bactérienne, virale ou parasitaire. On peut prendre pour exemple véritablement significatif, la gastro-entérite dont l’origine est une infection virale.

Quant aux inflammations chroniques, donc les MICI, les raisons sont un peu plus compliquées à déceler. En effets, de nombreux facteurs sont susceptibles d’influer sur l’apparition des MICI localisées sur la paroi du tube digestif. De nombreuses études scientifiques et génétiques sont par ailleurs parvenues à révéler qu’il existe des prédispositions génétiques à l’apparition de certaines maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Celle qui survient le plus souvent est la rectocolite hémorragique. Quoi qu’il en soit, il faut savoir que ces prédispositions ne sont pas héréditaires.

Toujours par rapport aux MICI, des facteurs environnementaux (surplus d’hygiène, alimentation, pollution…) pourraient entrer en ligne de mire. Par contre, leurs effets sur l’apparition d’une inflammation chronique sont assez flous. Cependant, ce qui est sûr, c’est que le tabagisme quant à lui est susceptible d’accroître les risques de la maladie de Crohn.

Qui sont les personnes à risques ?

En temps normal, l’inflammation de l’intestin ne concerne pas exclusivement une tranche d’âge. Toutefois, il semblerait que les cas de MICI sont le plus souvent diagnostiqués chez les jeunes ayant entre 20 et 40 ans. Ce qui n’exclut pas pour autant les enfants puisque 15 % d’entre eux en sont atteints.

Les 20 et 30 ans sont ceux auprès de qui se manifeste le plus souvent la maladie de Crohn. Entre 30 et 40 ans par contre, les chances de contracter une rectocolite hémorragique sont plus élevées. Résultat, un système digestif altéré.

Manifestation de l'inflammation des intestins

Comment se manifeste une inflammation des intestins ?

Les symptômes d’une inflammation du côlon ou de l’intestin grêle sont extrêmement variables. Selon les cas, ils peuvent dépendre de l’évolution, de l’origine et de la gravité de l’inflammation. Quoi qu’il en soit, les principaux symptômes peuvent être :

  • des diarrhées ;
  • des douleurs intestinales ;
  • des troubles digestifs ;
  • l’apparition d’un abcès au niveau de la zone anale ou l’apparition d’une fissure anale ;
  • et une sensation de pesanteur autour du ventre (comme symptôme difficile à associer directement à l’inflammation).

Les traitements d’une inflammation des intestins

Le traitement qu’il convient d’administrer en cas d’inflammation des intestins doit nécessairement être déterminé en tenant compte de la cause de l’inflammation et du symptôme le plus persistant. Malgré un diagnostic fiable, il faudra dans la foulée réaliser des examens complémentaires afin de l’approfondir ou de le confirmer. C’est en fonction des résultats qu’un traitement sera établi. Il se compose généralement de médicaments tels que des antibiotiques, des antidiarrhéiques, des antispasmodiques et des immunosuppresseurs.

Pour ce qui est d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, aucun traitement curatif n’est disponible pour le moment. Cependant, les anti-inflammatoires lorsqu’ils sont suivis d’une bonne qualité de vie, permettent de garder le contrôle à long terme sur la maladie et sur l’état du côlon. Ils permettent également d’éviter que surviennent des poussées et accélèrent la cicatrisation des lésions du tube digestif.

Par ailleurs, les traitements médicamenteux peuvent n’avoir aucun effet sur certains patients. L’ultime recours dans ce cas est de passer par une opération chirurgicale. Celle-ci consiste à retirer le segment du tube digestif le plus affecté.

Quels sont les risques de complication ?

Généralement faciles à maîtriser lorsqu’elles sont prises en charge assez rapidement, les inflammations des intestins sont susceptibles de dégénérer. C’est pour cela qu’il est recommandé de suivre un traitement médical adéquat, au risque de voir l’inflammation s’accroître et toucher d’autres parties de l’organisme. À cela doit s’ajouter un suivi médical rigoureux en cas de MICI auquel cas les conséquences peuvent être relativement irréversibles sur le long terme. Même une suppression de la partie de la paroi système digestif parviendra difficilement à redresser la pente.

Mieux comprendre les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI)

Considérée comme chronique lorsque l’inflammation est présente sur la durée, il faut savoir que celle-ci peut à l’issue de cela, aboutir à de sérieuses pathologies du côlon notamment.

Comment sont-elles diagnostiquées ?

Il faudra passer par différentes étapes s’appuyant sur des arguments cliniques avant d’établir un diagnostic fiable d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. En effet, après avoir constaté le premier symptôme le spécialiste recommandera une analyse sanguine pour commencer. Les résultats révèleront soit une carence nutritionnelle, un état inflammatoire…

En fonction de l’appréciation du praticien, des examens d’imagerie peuvent venir appuyer les résultats de la prise de sang afin d’approfondir le diagnostic de la maladie inflammatoire. Il optera généralement pour une coloscopie qui est une technique ne nécessitant pas d’anesthésie générale. Celle-ci consiste à insérer dans l’anus un tube fin et souple ayant un système optique intégré. Cette technique lui permettra grâce au tube, de visualiser réellement la paroi intestinale afin d’identifier les lésions.

Par ailleurs, cette méthode n’est pas la seule. Le diagnostic peut également passer par d’autres examens d’imagerie dont une radiographie, un scanner, une échographie ou une imagerie par résonance magnétique.

Traitement des MICI

Qu’en est-il réellement du traitement des MICI ?

Comme mentionné plus haut, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (qu’il s’agisse du côlon ou de l’intestin grêle) ne dispose d’aucun traitement à proprement parler. Ceux disponibles sont uniquement symptomatiques. Lesquels symptômes sont traités comme pour toute autre symptôme d’une maladie inflammatoire chronique telle que la sclérose en plaques ou la polyarthrite rhumatoïde.

Pour soulager les poussées, les médecins peuvent prescrire un anti inflammatoire assez puissants comme les corticoïdes ou les 5-aminosalicyés. Dans le cas où les effets escomptés ne sont pas au rendez-vous, le praticien peut opter pour un immunomodulateur. Il peut également être nécessaire lorsqu’un traitement de fond doit être effectué. Son rôle est de ralentir les défenses immunitaires afin de freiner l’inflammation.

En ce qui concerne l’autre symptôme (la diarrhée) parmi les plus persistants, le médecin associe aux anti-inflammatoires, un traitement antidiarrhéiques. À juste titre, puisqu’une diarrhée répétée est susceptible de décupler la douleur et le sentiment d’inconfort. En plus de la diarrhée peuvent apparaître des douleurs au bas du ventre.

Comme dans le cas d’une inflammation aiguë, le dernier recourt en cas de complication ou lorsque les traitements par symptôme n’ont aucun effet dans le cas des MICI, une intervention chirurgicale est de mise. Celle-ci vise à supprimer la zone intestinale touchée (il peut s’agir du côlon et du rectum dans le cas de la rectocolite hémorragique).

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